Ou comment je me pencherai sur la gent masculine (et j'ai conscience de la métaphore dégueulasse que je viens de faire)

Tout a commencé avec un constat au lycée. A l'époque, je fantasmais à mort sur Mark Hoppus (si vous ne savait pas qui c'est, c'est dommage. Vraiment). Ce n'était qu'amourette d'adolescente pubère, une fan-attitude typiquement féminine. Mais plus les mois passaient, plus je faisais des infidélités morales à Mark. Il y avait le chanteur de Keane, puis celui des Franz Ferdinand, celui de Kaiser Chiefs, Bloc Party, The View, The Subways, etc, etc... C'est comme si Mark ne me suffisait plus.
Et puis, j'ai ouvert les yeux sur le monde qui m'entourait. Du moins, j'ai regardé plus attentivement les acteurs, les chanteurs, bref, tout ceux qui passaient à la télé (parce que les boutonneux du lycée, bon...). La moindre série, film ou clip étaient susceptibles de me faire découvrir un "nouveau", un autre sur qui me rincer l'oeil, quoi. Mentalement, j'ai commencé à dresser une liste, certes sommaire, mais qui valait déja son pesant de cacahuètes (j'aime beaucoup cette expression et je déplore que nous ne l'utilisions pas plus souvent).
Les années ont passées, ma jeunesse s'est envolée et avec June, "pour rigoler", on a décidé de faire une liste de nos maris et amants spirituels. Que des personnes connues, bien sûr. On n'est pas des monstres. J'ai commencé à noter tout ceux qui me venaient en tête et merde, j'arrêtais plus d'écrire. Jude Law, Hugh Grant, Colin Farrell... Mais aussi beaucoup d'acteurs pas forcément hyper-connus comme
Rupert Penry-Jones,
Richard Armitage ou
Matthew MacFadyen. Je ne cherche donc pas la célébrité à tout prix, je ne suis pas vénale, je me contente d'un beau visage. Je suis une esthète, voilà.
Après, toujours "pour rigoler ahah qu'est-ce qu'on s'amuse, on est des petites folles", on a fait un dossier sur Facebook avec leur photo. On m'a fait remarqué que 65, ça faisait beaucoup. Je me suis sentie monstre de foire. Maintenant, j'en ai 80. Et y'en a 4 ou 5 en liste d'attente. On a 16 ans dans sa tête ou on les a pas. Sachant que je ne me prendrai jamais au sérieux, concluez...
N'empêche, j'ai remarqué, "grâce" à ça, que j'avais des goûts hyper éclectiques (ou de merde pour certains). Y'a de tout, du blond et du brun en veux-tu en voila (mais pas de roux, ça pue. June, t'es nulle !), de l'oeil bleu, noir, vert, des grands et des petits-mais-pas-trop-quand-même, de l'angliche, de l'amerloque, du frenchy... Et donc maintenant, je sais comment je veux mon futur boyfriend : anglais, blond ou brun, je ne suis pas raciste, les yeux claiiiiirs comme de l'eau de roche, plus grand que moi - ce qui n'est pas aussi simple que vous pouvez le croire, mais surtout, surtout pas poilu. Ambitieuse ? Faut dire que le monde qui nous entoure nous incite à rêver. Les physiques ingrats sont plus légions que les demi-dieux, c'est triste à dire.
Ce constat personnel peut se révéler alarmant. Surtout pour les personnes qui me connaissent. Je ne donne pas cher de l'intégrité de Solène lorsque nous irons voir Interpol et Pete Doherty en concert...
La dernière fois, avec Solène toujours, alors que nous étions à Toulouse, un homme nous a arrêté pour nous faire nos portraits zodiacaux (zodiacals ?). "Toi, me dit-il en me pointant du doigt, la fidélité n'est pas ton point fort". Merde, comment il sait ?